MICHIELS

Oe

©Marc Michiels
Je suis quoi, ô mortels ! comme un rêve liquide,
Une peinture, où chacun se croit à plaire,
Est fait pour inspirer un poète un amour
Une photographie transparente.

Ce ne sont pas des images, mais des oe ;
O comme origines des signes inscrits sur les murs des parois ;
E comme l’écriture des formes colorées aiguisant la ligne,
Le mélange a toujours été la règle des cavités profonde des arts.

Les poètes, « non » plus de frontières,
Que celles imposés par les hommes,
Consumeront-ils leurs vies en d’austères prix ;

Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,
La synthèse fait de toutes représentations l’axe d’une :
Beauté éternelle, Oe oe-il est !
 
 
D’après Les fleurs du mal – Spleen et idéal : La Beauté – Charles Baudelaire 1861 par Marc Michiels.